Ayant reçu la formation appropriée, les membres de L’Organisation peuvent juger avec plus d’objectivité les phénomènes relatifs aux droits de l’homme. C’est ce qui permet à la LIDHO de dénoncer les violations des droits de l’Homme, notamment par la diffusion de communiqués de presse, l’envoi de lettres et de rapports. Ces documents sont la base de son action : recours devant des juridictions ou d’autres mécanismes pertinents, lobbyings, appels urgents, actions de sensibilisation auprès des médias, mobilisation de la communauté nationale et internationale, etc.
La Ligue organise des missions soit à la demande des sections soit sur information de personnes externes, soit à la survenance d’un cas de violation grave des droits de l’homme en vue d’établir objectivement les faits. Les missionnaires de la Ligue caractérisés par leur professionnalisme et leur objectivité, rencontrent les autorités locales, les victimes, les présumés auteurs des violations, établissent les faits afin de guider les prises de position de l’0rganisation et d’identifier les parties susceptibles de bénéficier de l’assistance de la LIDHO
L’assistance de la Ligue peut consister en des conseils, des orientations, des commissions de spécialistes au bénéfice des victimes d’injustice. Elle peut également se matérialiser par une organisation des victimes en association pour la défense de leurs droits. Toutes ces actions concourent à renforcer la jouissance effective des droits.
La LIDHO a fait des propositions qui ont été prises en compte dans l’amendement de la Constitution ivoirienne d’Août 2000. Ces amendements ont contribué à l’affirmation des droits de l’Homme dans le Préambule et à la consécration de tout le 1er Chapitre de la Constitution aux droits de l’Homme.
Activités de Coopération et de Collaboration avec les structures externes.
La LIDHO coopère avec des structures nationales et internationales, publiques ou privées, en vue d’assurer avec efficacité la jouissance de leurs droits par les citoyens. Dans ce cadre, elle est à l’avant-garde de l’éveil de la société civile Ivoirienne.
Au plan international, la LIDHO est membre fondateur de l'Union Interafricaine des Droits de 1 'Homme (UIDH) depuis 1992.
La LIDHO a été lauréate du prix de la Liberté de la République Française en 1993. Le premier Président de la LIDHO a été rapporteur spécial des Nations Unies pour le Rwanda en 1995.
La LIDHO est affiliée à plusieurs réseaux et Structures. Par exemple, elle assure l'une des vice-présidences de l'Union Interafricaine des Droits de I’Homme (UIDH) dont elle est membre fondateur. Elle est affiliée à la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH). Elle entretient une relation étroite de coopération avec Amnesty International, la Ligue Française des Droits de l'Homme, Agir Ensemble, la Commission Internationale des Juristes (CIJ), Africa Human Rights, Lawers Cometee for Human Rights, Social Alert ...
La LIDHO a eu des partenariats avec différentes Institutions et Organisations internationales, notamment les Ambassades occidentales représentées en Côte d’Ivoire, la délégation de l’Union Européenne, le PNUD, les Fondations Friedrich Ebert et Naumann, le National Democratic Institute (NDI), National Endovement for Democracy (NED)…
Depuis 2001, La LIDHO se félicite de son partenariat avec la Novib-Oxfam des Pays-Bas.
En somme, le combat difficile mené par la LIDHO a contribué à élargir le champ de la démocratie et des droits humains en Côte d'Ivoire et à favoriser la naissance d'autres ONG opérant dans le même domaine d'activité.
Au plan national, en dehors de son réseau interne que constituent ses sections, la LIDHO est aussi membre de différents réseaux et Structures
? La CSCI : Convention de la Société Civile Ivoirienne dont elle assure la coordination nationale ;
? Le CSCP : Collectif de la Société Civile pour la Paix ;
? L’ONE : Observatoire National des Élections dont elle assure le secrétariat général
? L’OLPED : Observatoire de la Liberté de la Presse, de l’Éthique et de la Déontologie dont elle assure la Trésorerie Générale ;
? DCF : Droits et Citoyenneté des Femmes ;
? Coalition pour la CPI ;
? La COSOPCI : Coalition de la Société civile pour la Paix et le développement démocratique en Côte d’Ivoire
Créée en 2004 avec l’appui de la Fondation OSIWA, la COSOPCI comprend une quinzaine d’ONG de promotion de la démocratie, des droits de l’Homme et de construction de la paix, dont la LIDHO. L’objectif de cette coalition est de contribuer à la consolidation d’une paix durable à travers la démocratie et les droits de l’Homme. La COSOPCI a mené des actions de sensibilisation à la paix et à l’identification aussi bien en zone sous contrôle gouvernemental qu’en zone sous contrôle des Forces Nouvelles. Pour être plus actif et opérationnel, la COSOPCI a un bureau permanent à Bouaké
? La CIBIOV : Coalition Ivoirienne de Bio vigilance dont elle assure le Secrétariat Général
ROLE DE LA CI-BIOV : Les acteurs de la société civile se réunissent au sein de cette coalition pour : informer, sensibiliser, éduquer, susciter la participation éclairée du public à la bio vigilance ;
MISSIONS DE LA CI-BIOV
Pour assumer son rôle, elle s’assigne les missions suivantes :
? Participer au processus d’élaboration du CN BIOS et des lois d’application :
- Analyser et faire des propositions sur les projets de lois concernant les OGM ;
? Informer et sensibiliser le public sur les OGM, leurs enjeux et toute introduction de produits OGM en CI :
- Participer à l’information du public sur les OGM et leurs enjeux ;
- Contribuer à l’information du public sur les demandes d’utilisation d’OGM en Côte d’Ivoire.
- Susciter la participation du public
? Participer au processus de prise de décision d’introduction et de circulation des produits issus de la biotechnologie moderne sur le territoire national :
- suivre le processus d’étude de dossier d’autorisation ; - veiller à la transparence dans le traitement des dossiers ;
- saisir la CNBIOS sur les éventuels réserves et réclamations du public ;
- susciter la participation éclairée du public à ce processus.
? Promouvoir les droits des consommateurs, des petits producteurs et des communautés locales :
- Etre un garant moral contre le non respect des lois ;
- Veiller à l’application effective des lois sur les OGM ;
- Assurer une défense proactive indépendante ;
- Constituer une alarme contre les potentiels dangers ;
- Mettre en place des mécanismes de détection d’introduction illégale des OGM ;
- Constituer une base de données sur les effets signalés et supposés provenir de l’utilisation des OGM ;
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