Ligue Ivoirienne des Droits de l'Homme
 Bienvenue à la LIDHO
 
 
  Qui sommes nous?   Agir avec la LIDHO   Soutenir la LIDHO   Documentation   Faire respecter ses droits   Nos Archives  
 Accueil
 Historique
 Missions
 Organisations
 Où nous trouver?
 Fraternité Matin
 Notre Voie
 Nouveau Réveil
 Le Patriote
 Le jour
 L'intelligent d'Abidjan
 L'inter
 Soir Info
 Le point
 France 24
 RFI direct afrique
 France2
 Le monde
 Le Parisien
 Le figaro
 
 
  HISTORIQUE

La Ligue Ivoirienne des Droits de l'Homme (LIDHO) est créée le 21 mars 1987, conformément à la loi ivoirienne N° 60-375 du 21 septembre 1960, à un moment où la Côte d’Ivoire vivait depuis près de 30 années sous un régime de parti unique et de pensée unique. Dans un contexte de censure et d'autocensure, se sont retrouvés différents groupes de réflexions et d'actions opérant jusque-là dans une sorte de clandestinité

Évidemment, la première difficulté qu’elle dut affronter fut celle de son existence légale et par là même, celle du combat pour l’exercice de droits civils et politiques d’une façon égale pour tous les Ivoiriens. Après maintes tracasseries administratives et politiques, c’est seulement avec l’accession du pays au multipartisme que la LIDHO a reçu, le 14 juin 1990, son récépissé de reconnaissance, sous le numéro 293 INT.AT.AG.5, du 14/06/1990 et publié au Journal Officiel de Côte d’Ivoire Num.99 -506 du 09 août 1990. Les fondateurs de la LIDHO, principalement des universitaires, ont entendu lui imprimer une indépendance totale, celle-ci apparaissant alors comme la condition fondamentale pour que les objectifs poursuivis soient atteints. Ces objectifs sont, principalement, la défense, la promotion et la protection des droits de 1'homme et de la démocratie

Quels sont les points saillants de ce contexte ? Au moment de son indépendance, la Côte d’Ivoire, par la loi N° 60-356 du 03 novembre 1960 portant institution de la République de Côte d’Ivoire, a adopté la Déclaration Universelle des Droits de L’Homme. Elle proclama pour ses citoyens, les droits politiques, économiques, socio et culturels. Ainsi on peut se demander s’il existe une adéquation entre cette proclamation théorique et la réalité de tous les jours .

Nous pouvons noter les nombreuses violations du droit d’association, les séries de faux complots, les emprisonnements arbitraires de syndicalistes. Le droit d’association n’est pas toujours respecté. Par exemple : les pouvoirs publics ont substitué de manière arbitraire, au régime de la déclaration préalable prévue par la loi du 21 septembre 1960 relative aux associations, le régime de l’autorisation préalable. Cette circonstance imposait à la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme d’attendre l’agrément ou la reconnaissance du ministère de l’intérieur pour acquérir la capacité juridique et commencer à mener ses activités. La Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme qui a été créée mars 1987 n’a eu son récepissé qu’en juin 1990, soit 3 ans après. Les partis politiques n’ont été autorisés que le 03 mai 1990.

En ce qui concerne le droit de réunion, le pouvoir multipliait les obstacles. Par exemple, la Ligue a eu du mal à obtenir une autorisation pour la tenue de son premier congrès en 1994. Les partis politiques nouvellement créés ont eu fréquemment des difficultés pour obtenir des salles afin d’organiser des manifestations publiques. Depuis l’indépendance, l’expression de la différence a été régulièrement sanctionnée. Des vagues successives de répression se sont abattues sur ceux qui, à un moment où à un autre, ont osé s’opposer à la ligne du parti unique ou s’en écarter.

De tout ce qui précède, on retiendra que le droits proclamés théoriquement par la Constitution ivoirienne n’ont pas toujours été respectés. Les tensions ainsi accumulées, du fait des violations des droits politiques, économiques, sociaux, culturels, conduiront les populations à se rebeller. Ainsi peuvent s’expliquer les manifestations des mois de Février, Mars, Avril 1990

Dans un tel contexte, la LIDHO ne pouvait que rencontrer de nombreuses adversités venant des pouvoirs publics, habitués à gouverner sans tolérer de contrepouvoirs. Étant la première Organisation ivoirienne des droits humains, elle dut subir une forte répression, consistant en des harcèlements, des brimades, des perquisitions illégales, des dénigrements, des arrestations, des détentions, des emprisonnements arbitraires

Le sommet de ces atteintes aux libertés fut la répression violente de la marche du 18 février 1992 qui vit des arrestations massives suivies de détentions et de procès arbitraires qui conduisirent des dizaines de militants de la LIDHO en prison. Cette marche avait pour but de protester contre le refus du Gouvernement de sanctionner des militaires reconnus coupables de pires exactions sur des étudiants dans la résidence universitaire de Yopougon. Le premier président de la LIDHO passa près de six mois à la Maison d'arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Toutefois, cette répression n’entama en rien l’ardeur de la LIDHO à défendre, promouvoir et protéger les droits de l’homme. Grâce à la pression internationale et à la détermination de ses militants, la LIDHO fut progressivement tolérée par les pouvoirs publics et acceptée comme interlocutrice. Ainsi, la LIDHO a participé à plusieurs médiations dans des crises opposant les étudiants aux autorités scolaires, universitaires et administratives. Elle a participé activement à la médiation entre le gouvernement et l'opposition dans la grave crise relative aux élections de 1995 opposant le régime en place aux partisans du boycott actif. La LlDHO a pu obtenir de visiter certains lieux de détention pour suivre les conditions de détentions des membres du régime déchu après le coup d'état de 1999. Les actions dissuasives de la LlDHO ont concouru à éviter le pire. Respectueux de son idéal démocratique, la LIDHO tient son congrès tous les trois ans pour renouveler ses instances.

 
Manifestations et Campagnes
bullet Les déchets toxiques
bullet La violence à l'université
bullet Le foncier rural
bullet La liberté de presse
bullet La situation dans les prisons et lieux de détention
  Lire la suite...
Déclarations LIDHO
promobullet Position de la convention de la société civile ivoirienne sur la résolution 1633 des nations unis.
promobullet Côte d'Ivoire comment accélérer la réconciliation dans la justice?
promobullet Contribution de la société civile à la résolution de la crise ivoirienne.
  Lire la suite...
Rapport Annuel
rapport  
Rapports d'Activités
 
Rapports de Congrès
 
Rapports Annuels
 
La LIDHO en image
 
 
© 2007 LIDHO - Conception IVOPREST